Nouvelle déconvenue pour le président Trump. Trois semaines après l’élection de Zohran Mamdani à New York, une nouvelle ville majeure des États-Unis élit un maire démocrate et socialiste. Âgée de 43 ans, Katie Wilson a été élue maire de Seattle, à la surprise générale. La ville portuaire de près de 800 000 habitants est un bastion démocrate depuis des décennies. Mais cette fois-ci, c’est différent.
Mère d’une fillette de 2 ans, sans voiture et locataire d’un appartement de 55m2, la néomaire de Seattle n’a pas le profil type. Elle reconnaît elle-même que « personne n’avait prévu cela », elle qui ne comptait pas se présenter en début d’année encore.
Militante et activiste, elle représente l’aile gauche du parti démocrate américain. Elle a d’ailleurs fait campagne sur les mêmes thématiques que Zohran Mamdani : la crise du logement et l’accroissement des inégalités.
Menace de Donald Trump
Issue du monde associatif, Katie Wilson est la fille de deux universitaires chercheurs en biologie de l’espèce. Elle a grandi à Binghamton dans l’État de New York. Militante de gauche depuis toujours, elle a cofondé une section de l’association Food Not Bombs au lycée.
Plus tard, elle rencontre celui qui deviendra son mari en distribuant des repas gratuits lors d’une manifestation pour les droits des animaux. Le couple pose ses valises à Seattle en 2004. Des années plus tard, Katie fonde une association pour l’amélioration des transports publics à Seattle, le Transit Riders Union.
Le maire sortant Bruce Harrell était soutenu par les entreprises et semblait assuré de l’emporter. Mais Katie Wilson l’a attaqué sur son opposition à une taxe sur les hauts revenus destinée à financer le logement social. La socialiste n’avait encore jamais exercé de mandat électif.
De son côté, Donald Trump a sous-entendu que Seattle pourrait perdre son statut de ville hôte de la Coupe du monde 2026. « Je ne pense pas qu’ils auront ce problème, mais nous allons déplacer l’événement dans un endroit où il sera apprécié et sûr », a déclaré le président américain dans le Bureau ovale, en présence du président de la Fifa Gianni Infantino.
Par Marius Laversanne (publié le 23/11/25)